Celui qu'on appelait le Petit Poucet
Sema des cailloux sur son passage
Pour être sûr
Que ce n'était pas son dernier voyage...

     
 

Franquin avait raison...

Hier un chasseur a envoyé quelques plombs sur un cycliste, alors qu'il visait un canard en vol.


Je m'interroge sur l'altitude à laquelle volait le cycliste. Etait-elle réglementaire?


 


 


 

Illustration : Les idées noires - Franquin

Commis le 15/11/2005

 
     
     
 

Lucky dog recordings 03-04 – Stuart A. Staples

Stuart A. Staples est l’âme des Tindersticks. Après l’avoir retrouvé sur l’album "Les retrouvailles" de Yann Tiersen, je n’ai eu aucun mal à me persuader qu’il était essentiel que je prenne connaissance de son album "solo", tout en sachant que ça allait me filer un spleen bien noir pour quelques jours… Quitte à faire, autant se lancer pendant une période d’humeurs noires, au moins comme ça je suis en plein dedans dès le départ.


Les mélodies sont plus légères qu’au temps des Tindersticks mais l’esprit est présent, la mélancolie et la rondeur persistent, le rythme est subtilement lancinant. Les saveurs sont parcimonieusement dosées et le plat est trop court pour être agressif. Au final, le mal au cœur tant redouté n’a pas ressurgi. Un trois étoiles au Guide…


A Thierry. J'aime espérer que tu aurais apprécié...

Commis le 13/11/2005

 
     
     
 

Déséquilibre stable

Oserais-je vous avouer que cela fait seulement 8 ans que j'arrive à me promener librement à vélo? A 25 ans, une demoiselle doit devenir capable de se passer de ses "petites roues" (stabilisateurs, en français?) et j'ai fait le pas, enfin, la roue. J'y ai passé une belle après-midi de printemps entière, me disant que si j'arrêtais mes efforts, je ne remonterais jamais sur un véhicule si peu confortable et tellement instable. Et je suis arrivée à un résultat satisfaisant, pas exceptionnel certes mais je parviens à me déplacer sans trop engendrer de pertes humaines…
Pourtant, on ne peut pas dire que je ne suis pas tombée dedans quand j'étais petite... Très jeune, j'ai observé mon père migrer gentiment du football, (sport qui, je n'en doute plus un instant, est sponsorisé (oserai-je le "pot-de-viné"?) par les chirurgiens orthopédistes) vers une activité qui paraissait à ma mère beaucoup moins prometteuse de longues après-midi passées à la buvette ou au centre hospitalier le plus proche (qui étaient les options les plus fréquentes): le cyclisme.

Je suis ainsi devenue le désespoir de mon père… car du cyclotourisme folâtrant qu'il pratiquait à ses débuts, il est passé à la cycloboulimie pédalante, avalant deux ou trois centaines de kilomètres par semaine et épissant les grammes excessifs de ses fougueux destriers… pendant tout ce temps, moi je me suis transformée, pour de nombreuses années, en piétonne contrariante, suite à une chute traumatisante (enfin, c'est ainsi que j'ai considéré la petite gamelle que je me suis prise simplement parce que j'avais oublié que les trottinettes étaient aussi pourvues de freins…). Je ne vous raconte pas le bonheur de mon père lorsque je lui ai avoué ma conversion à la pédale! Ayant cru mon cas incurable, c'est la larme à l'œil qu'il m'offrit mon premier "vrai" vélo. Et depuis, je pratique sporadiquement la balade, parfois sur un coup de tête, parfois à force de m'entendre dire que "le vélo, c'est facile, c'est parce que tu ne sais pas bien utiliser les vitesses…". C'est ainsi que, parfois, je me laisse ainsi entraîner par mon tendre compagnon pour une petite arsouille qui me permet de développer une jolie migraine d'effort et qui me fait crachouiller, entre deux battements de tempes, qu'on ne m'y aura plus jamais.

Le cyclisme est à la bicyclette, comme le masochisme est à la levrette: partez d'une activité saine, gaie, distrayante, que l'on pratique rarement seul, plus souvent à deux ou en groupe (le temps passe plus vite et l'on peut discuter de choses et d'autres…) et dont on sort serein, shooté aux endorphines euphorisantes… puis ajoutez-y douleur, fatigue, compétition, toutes ces choses qui contribuent au stress de la vie quotidienne, et vous obtenez un sport dangereux pour la santé (de nombreuses cicatrices sont gravées à jamais dans ma petite peau rose et délicate) ! C’est donc sans privation aucune que je vous laisse, chers amis sportifs, l’entièreté de la piste cyclable : je suis venue, j’ai bien vu et je ne suis pas convaincue…

Commis le 27/10/2005

 
     
     
 

Metavoid - Lustmord

Trouvé au hasard de mes pérégrinations dans une médiathèque, "Metavoid", réalisé par Lustmord peut être classé d'ambient… mais rien de commun avec les samples d'oiseaux tropicaux et de forêts pluvieuses. Brian Williams, père de l'album, crée l'effrayant et les silences entre les sons ne peuvent en aucun cas être qualifiés de "blancs". Le thème est écrasant, noir mais scintillant, le néant vous entoure… Le son devient une entité physique.
Des séquences électriques graves, profondes et métalliques sont combinées à des sons orientaux ou africains diffus, des chants grégoriens de second plan, des grognements et des voix que l'on peut difficilement attribuer à l'humanité telle qu'on la connaît. Ambiance de fin du monde, épique et martiale ("The eliminating angel")… Rencontre avec des présences, tangibles et malsaines, les pires entités des profondeurs de l'Univers ("The ambivalent abyss")… "Oblivion" vous perd au fond de la terre, dans un dédale de grottes; l'obscurité la plus totale répercute les chutes de pierre, le cliquetis des gouttes d'eau et des chants païens vous parviennent d'une salle lointaine…
A écouter par nuit sans lune…

www.lustmord.com

Commis le 07/10/2005

 
     
     
 

Le roi est mort!

Le roi est mort! Vive le roi! Sodexho a été détrôné par BD Food dans notre belle institution.

Tiré du journal Le Soir du 01 juin 2005 : " Un nouveau garde-manger au CHU
Conscient que la satisfaction du patient passe, notamment, par celle de son estomac, le Centre hospitalier universitaire du Sart Tilman vient de conclure contrat avec un nouveau restaurateur. A charge pour celui-ci, la société namuroise BD Food, (…).
Nous arrêtons le contrat avec Sodexho, nous voulons retrouver une meilleure qualité de service, admet-on à la direction générale de l'hôpital liégeois. Les plaintes des patients, et un nouvel appel d'offres, auront donc eu raison du géant de la restauration d'entreprise. Le CHU est engagé dans un nouveau contrat stratégique, surtout axé sur le patient. Si nous voulons être cohérents à tous les niveaux, l'exigence de qualité doit aussi se retrouver dans l'alimentation.
Les nouveaux repas seront servis à partir de ce mercredi, ils seront pour l'essentiel constitués de produits frais et surtout, adaptés au profil des patients : valeurs philosophiques, exigences diététiques, préférences personnelles... (…) "

Mon estomac s’était réjouit. Enfin, façon de parler, ça reste de la bouffe de cantine après tout mais un brin de changement ne peut que faire plaisir… quoique…
Le design des serviettes en papier a certes été modifié mais pas le personnel en cuisine, et donc pas les menus. Chaque vendredi, comme depuis de nombreuses années c’est soit colin pané et purée de brocoli soit saumon-purée-épinards. Il y a tout de même une différence : c’est plus cher qu’avant et il y a une branche (fanée) d’aneth qui décore le poisson pané.
Le prix de la soupe a aussi augmenté, parallèlement celui du pétrole… vu le goût, ça n’a rien d’étonnant.
Et aujourd’hui, que vois-je ? Réduction sur le quota de purée de brocoli !!! Une boule au lieu de deux ! Nous pouvons donc énoncer le théorème de BD Food : le prix du plat du jour est inversement proportionnel au volume de purée présent dans l’assiette.
C’est décidé, à partir de la semaine prochaine, je fais des économies : je me prépare pour chaque midi des tartines… saumon-caviar !

Commis le 03/10/2005